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Hidradénite suppurée, maladie de Verneuil
Des mécanismes à explorer et comprendre pour mieux traiter

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catégorie hidradénite suppurée/maladie de Verneuil

Qui êtes vous ?

Dr Claire HOTZ, dermatologue hospitalier au CHU Henri-Mondor à Créteil. J’ai une consultation thématisée maladie de Verneuil et j’ai réalisé 4 ans de recherche sur cette maladie.

Quel est votre sujet de recherche ?

La maladie de Verneuil ou hidradénite suppurée (HS) est une maladie de la peau qui atteint 1% de la population française. Cette dermatose inflammatoire chronique évolue par poussées. La maladie est hétérogène, avec des grades de sévérité et des expressions cliniques très différents. Le plus souvent elle se manifeste par des nodules abcédés douloureux, des cicatrices, des comédons ou points noirs, des écoulements, dans des régions comme les aisselles, seins, plis inguinaux, fesses. Parfois, le dos, le torse ou le visage sont atteints.

Il existe un grand retentissement sur la vie sociale et professionnelle à cause des récidives des poussées, de la douleur occasionnée, des écoulements intermittents.

L’HS peut être associée à des maladies digestives et rhumatologiques.

Quel est le problème  actuellement ?

La physiopathologie de la maladie est encore mal comprise. Plusieurs mécanismes et causes sont suspectés :

Physiopathologie
Physiopathologie de l'hidradénite suppurée
  • maladie folliculaire : la localisation des lésions dans les régions riches en glandes apocrines (c’est-à-dire les aisselles et plis inguinaux) suggère une anomalie du follicule pilo-sébacéo-apocrine avec à la fois une occlusion folliculaire et une inflammation des glandes apocrines.
  • cause infectieuse : les antibiotiques peuvent améliorer la maladie. Plusieurs microbes peuvent être retrouvés à la surface des lésions.
  • facteurs hormonaux : le surpoids est un facteur associé à l’HS. Les femmes sont plus fréquemment atteintes avec des poussées parfois avant les règles. Les lésions débutent lors de la puberté et une amélioration peut survenir lors des grossesses et à la ménopause.
  • susceptibilité génétique : 30 à 40% des patients HS ont des antécédents familiaux d’HS. Des mutations des gènes codant pour la γ-sécrétase, protéine transmembranaire particulière, ont été identifiées chez certains patients.
  • inflammation et immunité : l’efficacité paradoxale des antibiothérapies et de traitements immunosuppresseurs suggère une anomalie des défenses naturelles vis-à-vis de la flore microbienne cutanée.

Comment se déroule une réponse anti-microbienne cutanée ?

Les microbes à la surface de la peau sont reconnus par des cellules du système immunitaire. En réponse est déclenchée une réponse immunitaire :

  • les kératinocytes, cellules de l’épiderme, fabriquent des peptides antimicrobiens, permettant de détruire les pathogènes à la surface cutanée
  • des cellules spécifiques sont recrutées et de nombreuses protéines inflammatoires (appelées cytokines, par exemple IL-17, IL-22, anti TNFalpha) sont synthétisées, ce qui augmente la réponse immunitaire antimicrobienne.
Physiopathologie
La boucle

Une dérégulation de cette boucle peut entrainer une réponse antimicrobienne inadéquate.

Cercle vicieux
Cercle vicieux de l'hidradénite suppurée

À quoi va servir ma dotation ?

Il reste encore beaucoup de choses à comprendre pour mieux soigner. Nous avons besoin de votre soutien pour faire avancer la recherche.

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